[Fiction] La faiseuse de Veuves.

    Partagez
    avatar
    Lockarius
    Noob de légende

    [Fiction] La faiseuse de Veuves.

    Message  Lockarius le Jeu 30 Avr - 14:43

    Nous sommes en 1078 après l'Exode, quelques mois après la chute du grand destructeur et 2 ans après la défaite d'Abaddon.
    Le monde pourrait connaitre un âge de paix, célébrant la fin des troubles passés et la mémoire des héros qui le sauvèrent pourtant il n'en est rien.

    Le continent Tyrien est secoué par deux conflits : celui opposant la lame brillante au blanc manteau sur les terres humaines et celui opposant les factions charrs plus au nord.
    En Cantha, Luxons et Kurzicks s'opposent plus farouchement que jamais chacune des factions prétendant avoir participé à la chute de Shiro davantage que l'autre.
    En Elona, les morts sans repos de Palawa Joko se multiplient tandis que les lanciers du soleil menés par le général Morghan s'opposent à eux.

    Partout certaines guildes humaines recommencent à s'affronter.

    Au milieu de cela les races autrefois isolés apprennent à vivre au contact les unes des autres et de nouvelles routes commerciales sont ouvertes grâce à des explorateurs et des mercenaires.

    C'est aujourd'hui un âge de conflits et d'aventures.

    Le décor est planté...


    Chapitre 1 : Dans la jungle.

    Lockarius Iskelion s'installa sur un rocher dans un grognement d'estomac, cela faisait maintenant une petite semaine qu'il avait dépassé la Clairière de Maguuma en direction du Sud.
    Il avait décidé de cartographier cette région inexplorée et espérait trouver une passe dans les montagnes pour rallier Ratasum, plusieurs marchands de Kryte rechignaient, à juste titre d'ailleurs, d'emprunter les dangereux passages où se trouvaient les portails asuras et cela freinait grandement l'établissement de relations entre les deux espèces.
    Il était parti seul, la plupart des membres de la ligue ayant rallié Elona pour y remplir une mission pour l'Ordre Zaishen.

    Ce qu'il n'avait pas prévus était de trouver si peu de nourriture en chemin, malgré ses connaissances en matière de pièges cela faisait deux jours qu'il avait capturé son dernier scarabée, et encore avait il dû le disputer à une étrange araignée, plus grosse et plus sombre que les araignées de Maguuma habituelles.
    Il examina la déchirure que l'araignée avait fait dans sa veste de cuir ascalonien, regrettant de n'avoir pas pu emmener une de ses lourdes armures habituelles, puis il sortit le petit sac où il avait rangé quelques plantes comestibles cueillies en chemin.

    Il machona quelques feuilles, au moins ne risquait il pas de mourir de faim mais il n'empêchait que la sensation le tenaillait brutalement, son estomac étant seul à rompre le silence. La jungle était anormalement calme, la faune agressive habituelle : aux abonnés absents.

    Un bruit dans les arbres le fit se redresser subitement tout en dégainant son épée. L'on aurait dit un bruit de cavalcade, comme celui d'insectes. D'insectes particulièrement lourd. Mais le silence était déjà retombé sur la jungle.

    Refaisant son sac, il se remit en route vers le sud, usait de son épée comme d'une machette pour se tailler un chemin. Il aurait pu rire de voir une telle arme utiliser pour cela si il ne s'en était pas lassé il y avait de cela plusieurs jours.

    Après quelques heures de marche dans le silence, interrompue tantôt par son estomac tantôt par ces étranges bruits d'insectes, il parvint à une trouée : couvert de résidus de plantes, la lame de son épée tachée de chlorophylle.
    La trouée était en fait du au terrain ici rocheux avant de descendre pour former une vaste cuvette ou serpentait un cour d'eau, mais un autre détail attira son attention.
    Le long du court d'eau il apercevait une zone déboisés avec ce qui semblait être quelques habitations et de petits champs. Un village ? Ici ?

    Levait les yeux au ciel, il estima qu'il devait rester un peu plus de trois heures de jours. Il entrepris de descendre dans la cuvette et de faire route vers le village...


    Dernière édition par Lockarius le Sam 28 Aoû - 19:39, édité 8 fois
    avatar
    Lockarius
    Noob de légende

    Re: [Fiction] La faiseuse de Veuves.

    Message  Lockarius le Mer 27 Mai - 11:30

    Chapitre 2 : Le village.


    Lockarius fixait d'un regard vide le feu tout en avalant une gorgée supplémentaire du potage insipide, assis sur un rondin de bois son sac posé à ses côtés.

    « Et qu'êtes vous venus faire aussi loin de la civilisation ? »

    Il tourna son attention vers son interlocutrice : Alianor, une séduisante femme d'âge mure au teint halé et à la longue chevelure brune témoignant de ses origines krytiennes qu'elle partageait visiblement avec les autres habitants du village.

    « Je me rend vers le sud, j'essaie de trouver une passe dans les montagnes pour rallier Ratasum. » Répondit il de sa voix grave et posé.

    L'expression d'Alianor et des autres villageois témoigna de leur incompréhension et peut être d'autre chose, Lockarius se souvint alors que cette communauté d'exilé avait été fondé peu après que les charrs furent repoussés de Kryte.
    Ses hommes et ses femmes avaient vécus isolés depuis et ne savaient rien des asuras, des norns, et de tout ce qui avait changé depuis cette époque... à quand cela remontait il ? Quinze ans ? Peut être moins ? Depuis la Fournaise la mémoire du guerrier n'était qu'une succession de bataille entrecoupée de courte période de calme où le souvenir d'un passé heureux le tourmentait.

    « Ratasum est une cité construite par une race non humaine, elle se trouve au sud au-delà des montagnes. » Précisa t'il.

    Cette fois ci il fût certain de saisir une autre expression sur le village des villageois : un mélange de peur et de tristesse.

    « Hélas j'ai bien peur que votre voyage s'arrête ici Lockarius. »

    « Pourquoi donc Alianor ? »

    Alianor baissa les yeux comme envahi d'une grande tristesse. « La seule passe connue menant vers le sommet de la montagne est envahi de monstrueuses créatures : de sombres araignées géantes. Mais les Dieux ne vous ont sans doutes pas mené ici pour rien.... »

    Lockarius l'encouragea du regard à continuer.

    « ... ces... créatures ont progressivement repoussés au loin toute la faune locale et s'en prenne à présent à notre village, nous sommes aujourd'hui presque à cour de combattant. »

    Lockarius compris alors pourquoi les villageois l'avait accueilli si facilement : non seulement ils avaient besoin d'aide mais ils auraient surtout été bien en mal de l'arrêter, de fait la plupart d'entre eux était des paysans, pas des combattants.

    « Qu'attendez vous de moi ? »

    « Comme je vous l'ai dit : les Dieux ne vous ont sans doute pas guider ici par hasard. Nous avons fondé ce village pour fuir les persécutions du blanc manteau, et nous fumes guidé et protéger dans notre exode par Talihandis, un noble guerrier béni par Balthazar. Vous pouvez voir la couronne qu'il portait sur l'autel... »

    Lockarius tourna la tête et vis effectivement la couronne, simple anneau de cuir, reposant sur un autel de bois sculpter figurant les cinq Dieux, il nota silencieusement l'absence de Kormir sur les bas relief.

    « ... avant de rejoindre les brumes Talihandis déclara qu'un jour viendrait où Balthazar nous enverrais un nouveau champion pour nous guider. Et aujourd'hui vous voici : venu de loin, nous expliquant que le monde à changer, que le blanc manteau perd en force et que les invisibles ont été vaincus... »

    Lockarius observa une lueur d'espoir dans les yeux des villageois, et il se souvint d'une époque où il aurait été ravi d'être considéré comme un champion de Balthazar. Mais ce temps était loin : il avait connu la mort et les brumes avant d'en être arraché et ramené parmi les vivants par une sombre magie. Il n'avait rien d'un champion : il était maudit.
    Posant son bol il se releva en regardant calmement Aliandra.

    « J'ai bien peur de vous décevoir, je n'ai rien d'un champion béni des Dieux, bien trop d'horreur parsèment ma vie pour cela... »

    Malgré lui, un écho du Lockarius du passé le fit changer la fin de sa phrase.

    « ... mais je ferait ce qu'il m'est possible pour vous aider. »

    « Vous parlez comme un véritable champion messire Iskelion. » Déclara Alianor avant de se tourner vers les autres villageois.

    « Mes amis, notre communauté dispose d'un nouveau Protecteur, rendez en grâce aux Dieux ! »

    Le reste de la soirée laissa place à des réjouissances : enfants et jeunes gents dansants au son des flutes et des percussions tandis que boissons et victuailles étaient prodigué autant que les réserves le permettaient, jusqu'à ce qu'enfin le village ne sombre dans le sommeil.

    ***


    Lockarius était endormie sur une couche de paille dans une des masures à présent inhabité du village, apparemment ces araignées avaient prélevés un lourd tribus sur les villageois.
    Alors qu'il émergeait d'un cauchemar où il assistait impuissant aux souffrances de son épouse dans l'outremonde, il ressenti une présence dans la pièce.

    Se redressant sur son séant il distingua une silhouette qu'il pris pour son épouse défunte puis constata qu'il s'agissait d'Alianor, la femme était au pied de sa couche : nue. Il pouvait voir clairement les courbes épanouies de son corps.

    Sans un mot cette dernière vit s'assoir à ses côtés et l'embrassa.

    « Cela fait maintenant cinq années que je porte le deuil de mon époux, il serait heureux que je me joigne au successeur que Balthazar lui à choisi... »

    En d'autres temps bien des désirs auraient ainsi été éveillés chez Lockarius, mais aujourd'hui ne vivait plus en lui que les souvenirs de désirs disparus et il resta d'un calme de mort et repoussa la femme délicatement.

    « Vous vous trompez, seul le hasard m'a conduit ici. Et mon... Destin ne me laissera guère longtemps aux côtés des vôtres. Mon épée est votre, mais je n'ai rien d'autre à offrir. »

    Elle porta la main sur la joue du guerrier.

    « Vous vous trompez Lockarius, je vois en vos traits le souvenir de mon époux et le hasard seul n'aurait pu vous conduire en ce lieu reculé. Et vous nous conduirez à nouveau vers la civilisation à présent que le blanc manteau est brisé. J'ai fait de nombreux rêves et je sait que tel est le sens de la prophétie de feu mon époux. »

    Elle se releva et ramassa ses vêtements.

    « Viendra le moment où vous accepterez ce fait, en attendant dormez. »

    Puis elle quitta la hutte.

    ***


    Lockarius resta de longue minute assis sur sa couche. Ainsi donc les villageois attendait de lui qu'il les guides au travers du magguma ? Sans compter qu'il n'avait rien d'un guide, Lockarius était conscient que les réserves du village ne suffiraient pas à nourrir la troupe durant le trajet sans parler de la difficulté de protéger un tel groupe dans la jungle avec un seul combattant...

    Cela était sans aucun doute une idée effroyable, les survivants serait rares, si jamais il y en avait. Ces villageois les prenaient pour un sauveur et si il laissait les choses se faire, c'est l'étreinte de Grenth qu'ils connaitraient.
    Si il souhaitait les aider, il devrait trouver une autre solution.

    Il entrepris de réunir son équipement, s'habilla puis à la faveur de la nuit quitta le village non sans avoir demandé aux Dieux de protéger les villageois.

    Il pris vers le sud.


    Dernière édition par Lockarius le Jeu 6 Aoû - 23:21, édité 5 fois
    avatar
    Lockarius
    Noob de légende

    Re: [Fiction] La faiseuse de Veuves.

    Message  Lockarius le Mer 3 Juin - 13:07

    Chapitre 3 : Invités surprises.


    Lockarius trancha une énième liane du revers de son épée qui se souilla une nouvelle fois de sève épaisse et gluante.
    Cela faisait maintenant deux jours qu'il avait quitté le village en direction des montagnes, et quand une trouée dans les arbres le permettait il pouvait apercevoir les contreforts de ces dernières.

    Dans le calme de la forêt il entendit le bruit d'une cavalcade de pattes d'insectes, ou plus certainement celui d'une araignée comme il en avait croisé plusieurs durant sa marche.

    Il se concentra un instant, faisant appel à la magie du sceau tatoué sur sa main gauche, il senti l'énergie magique environnante se condenser et lui hérissé les poils de la nuque tandis que des petites lumières, comme autant de feux follets éthérés, venait tournoiller autour de son bras et se condensait progressivement en prenant l'apparence d'un bouclier d'énergie translucide. Préparant son épée il avança en direction du son.

    Il pénétra dans une petite trouée, presque une clairière, pourtant malgré la lumière de fin de journée il n'y voyait presque rien.
    D'un arbre à l'autre courait d'épais fils blanc-gris gluants, formant une voute au-dessus de la zone.

    Quelque chose de lourd se laissa tomber sur lui, lui arrachant son sac et l'envoyant culbuter en avant. Il se releva prestement et se retourna en garde juste à temps pour voir une araignée lui bondir dessus. Il se replia sur lui même pour bondir et assena un violent coup de taille à l'abdomen de la créature, toutefois la lame ne fit que produire un choc sonore sans parvenir à traverser l'épais exosquelette.

    Celui ci envoya tout de même la créature rouler sur le côté, et pendant que son épée vibrait dans sa main Lockarius pu observer l'araignée. Elle était un peu plus grosse que celle qu'il avait croisé jusqu'ici, alors que la créature se relevait, lockarius bondis prenant son épée à deux mains pointe vers le bas alors que son bouclier s'évaporait, atterrissant brutalement sur la créature, lame en avant.
    La force de l'impact ajouté au poids de Lockarius fit céder la carapace et la créature fût traversée de part en part.

    Alors qu'il tirait pour déloger son arme, un puissant sifflement s'éleva de la toile qui voilait le ciel, il tira plus fort, la forme de plusieurs araignées se devinait dans la toile, il tira encore, quatre créatures commençait à descendre, sa lame sortie de quelques centimètres, il tira plus fort...

    Il fût percuté par la masse d'une araignée qui l'envoya rouler à plusieurs mètres, il sentit la garde de son épée dans sa main et se releva pour faire face à cinq monstruosités qui l'entouraient. Il rappela son bouclier qui se reconstitua instantanément et se remit en garde... pour constater que deux bon tiers de son épée étaient restés dans le corps de l'autre araignée, le choc l'avait brisée.

    Étrangement les araignées semblaient hésiter à l'attaquer, elles se tendaient comme pour bondir puis revenaient à une position normale, sifflant et grondant de rage sans avancer. Lockarius avisa son sac moins de quatre mètres plus loin, il pouvait voir la garde en forme de dragon de l'épée de son père qui pendait, attachée sur le côté...

    « Avancez donc créatures ! Que je vous envois dans l'Outremonde ! » Hurla t'il en brandissant le fragment d'épée qu'il avait en main.

    L'araignée du milieu décida de bondir vers lui à ce moment, se jetant de côté en direction de son sac ton en assenant un coup de bouclier à la bête, roulant au sol il arriva à son sac et saisi l'arme de son père. De la garde ne partait qu'une tête de dragon sculpter.

    « Iskelion jamais ne faiblit ! » Gronda t'il tout en se relevant, et sur ses mots de commandes la gueule du dragon s'ouvris laissant se déployer deux pointes de métal s'enroulant en spirale avant de s'enflammer.

    Les araignées semblèrent à nouveau inexplicablement hésitantes. C'est alors que Lockarius entendis une voix humaine dans son dos.

    « Voilà pourquoi les chéries faisaient autant de bruit, elles sont pris une mouche dans leur toile. Garde les calmes Paul. »

    « Bien sergent ! » Répondit une autre voix.

    Lockarius se retourna et fit face à deux hommes, l'un portait une hache et fit un pas en avant tandis que le second brandissait un bâton irradiant d'une lumière verdâtre. Mais plus encore il portaient tout deux une cape bien connue blanche et rouge...

    « Tu vas regretter de t'être mêlé des affaires du Blanc Manteau, racaille ! » Lança l'homme à la hache.

    « C'est ce que l'on verra ! « Répondit Lockarius en s'élançant vers l'homme.

    A peine avait il fait deux mètres que Lockarius ressenti un poids imposant le percuter dans le dos et une violente douleur à la nuque. Il lâcha son épée dont la lame s'éteignit et son bouclier s'évapora tandis qu'il chutait.

    « Je t'avait dit de garder les araignées calmes ! » Hurla l'homme à la hache.

    « Mais... Sergent, j'ai pensez que se serait une bonne idée. »

    « Je suis ton supérieur quand j'ordonne : ne penses pas ! C'est clair ?! »

    « Ou.. Oui Sergent ! »

    Lockarius tenta de se relever mais ses muscles étaient comme engourdit.

    « Que fait on de lui sergent ? Nous le ramenons au camp pour l'interroger ? » Demanda l'homme au bâton.

    Lockarius luttait contre l'inconscience, il vit l'homme à la hache ramasser l'épée de son père.

    « Pas la peine, contentons nous de ramasser ses affaires et laissons le là. Le poison fait déjà effet et les chéries ont besoin de se nourrir... » Répondit l'homme à la hache.

    Lockarius perdit conscience sur ses mots.


    Dernière édition par Lockarius le Jeu 6 Aoû - 23:30, édité 2 fois
    avatar
    Lockarius
    Noob de légende

    Re: [Fiction] La faiseuse de Veuves.

    Message  Lockarius le Jeu 6 Aoû - 12:38

    Chapitre 4 : Résurrection.

    Elle était là, éthéré mais aussi belle que dans ses souvenirs. Son cœur bondit à cette vision, un sentiment presque oublié l'enveloppa : la Joie.

    Elle n'était pas seule, deux grandes créatures arachnides doté de bras l'entourait. Il en avait déjà vue dans le royaume du tourment : des driders de Dhuum. La joie laissa la place à la peur.

    Elle était assise sur un trône d'os dont les épines traversaient son âme : elle hurlait. Un sentiment bien connue cette fois ci : la rage !

    Il courut vers elle. Une ombre faite de cauchemar, semblable au serviteur du nécromant qui l'avait autrefois tué, se matérialisa sur son chemin. Dans un cri de folie il déchira l'ombre à mains nues.

    Ses mains... faites de chairs et de sang dans ce monde d'esprit... La panique.

    Il tendit sa main vers elle, il courut mais le trône qui la retenait captive s'éloignait... Non ! C'est lui qui était tiré en arrière ! De plus en plus vite il s'éloignait.

    « Catherinaaaaaa ! » Hurla t'il.

    Une vive lumière blanche. Un froid brulant. La douleur : son corps n'était qu'une vaste crampe.

    Il connaissant ces sensations. Une fois de plus Grenth lui avait refusé le repos, une fois de plus la mort l'avait repoussé.

    Lockarius ouvrit les yeux.

    Il y voyait mal, son champ de vision était obstrué de fils blanc semblant s'étendre sans fin. Il essaya de bouger : en vain. Son corps était entravé.

    Une grande patte insectoïde passa dans son champ de vision : la mémoire lui revint, il se rappelait pourquoi il était là, il compris où il était.

    Un cocon, un garde manger.

    Il poussa un cri de rage et mis toute sa force à se libérer. Le cocon résista, un sifflement agacé lui parvint comme étouffé par du coton, puis une douleur fulgurante lui traversa la jambe. Les araignées n'appréciait pas que leur repas gigote.

    Il chercha une solution. Sa mémoire le ramena cinq mois en arrière.

    La colère peut te donner une grande force, car tu as le cœur d'un Norn. Mais tu ne doit pas la laisser te guider mais bien la dominer. Entendit il répéter la voix grave d'Hogni Cherche-vérité.

    Il se concentra et dirigea sa rage, il senti une nouvelle force envahir ses muscles et eu l'impression que le cocon rapetissait. Il invoqua son bouclier éternel et poussa avec son tranchant dans un cri bestial.

    Le cocon se rompit, et Lockarius chuta au sol avant de se relever dans un nouveau hurlement.

    Sa masse musculaire d'ordinaire déjà imposante avait quasiment doublé de même que sa pilosité.
    Déjà les araignées descendaient à la poursuite de ce repas récalcitrant. Lorsque la première toucha le sol, Lockarius lança un rugissement de défi la bave aux lèvres.

    Seulement armé de son bouclier d'énergie il bondit sur l'araignée la plus proche et lui assena un puissant coup de taille avec la tranche envoyant la créature rouler à plusieurs mètres.

    Deux autres bêtes lui bondirent simultanément déçu envoyant le guerrier au sol, lui faisant perdre ce qu'il restait de sa veste de cuir déjà maltraité par sa transformation. A peine se relevait il que les deux créatures étaient déjà sur lui.
    Dans un nouveau rugissement il abattit ses deux poings : un sur chaque araignées, la première frappé par la tranche du bouclier fût proprement coupé en deux tandis que l'exosquelette de la seconde émis un craquement sec sous l'impact du poing nue.

    Trois créatures étaient hors de combat : il en restait deux autres.

    Évitant un jet de toile, Lockarius bondit vers l'une d'elle en se ramassant sur lui même, se laissant tomber dessus de tout son poids mettant ainsi un terme à l'existence de l'araignée d'un façon aussi inesthétique que salissante.

    L'ultime survivante bondi vers le guerrier qui leva son bouclier à temps, ses sens affuté par l'esprit de l'ours qui l'habitait, le ventre de l'araignée percuta le bouclier où elle s'accrocha de deux pattes tandis que les autres ouvrait de multiples coupures sur les bras et les épaules de Lockarius.

    Dans un rugissement bestial, le guerrier couru le bouclier levé en direction d'un arbre mettant ainsi un terme à l'existence de l'arachnide dans une gerbe de fluides vitaux blanchâtres.

    Le combat était fini, il n'avait duré que quelques instants. Haletant et couvert de sueur, Lockarius repris progressivement une apparence normal.

    Après une pause de quelques minutes au milieu des fragments de chitine, Lockarius entreprit de réunir ses affaires. Il n'en restait rien hormis son sac à dos lacéré, il était seul, sans arme avec une armure en lambeau...

    D'un impulsion mental il mobilisa à nouveau la magie de sceau tatoué sur sa main gauche, son bouclier se désagrégea alors en luciole éthéré qui se condensèrent sous une nouvelle forme. En quelques instants un arc éthéré, zébré d'éclair d'énergie trônait dans sa main.

    L'arme lui était surtout utile quand il prenait le temps de conjurer les énergies du feu, mais Lockarius décida qu'il lui fallait garder l'esprit clair pour retrouver les hommes du blanc manteau aussi ne prit il pas le temps de méditer afin de faire remonter ses dons d'élémentaliste à la surface.

    Usant de ce qu'il avait appris au contact de certain rôdeur, il entrepris de pister les deux hommes croisés plus tôt.

    Contenu sponsorisé

    Re: [Fiction] La faiseuse de Veuves.

    Message  Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Sam 21 Oct - 18:38